Saturday, March 21, 2009

Une religion d'État enseignée à nos enfants !

Je poste le tout ici, car je n'ai pas de lien... cet article m'a été envoyé par celle qui s'occupe du groupe contre le cours d'éthique et culture religieuse.

Le Quotidien/Opinion, 2009-03-18

Plus je m'informe et me renseigne sur le cours d'Éthique et Culture religieuse, plus cela soulève en moi des appréhensions. La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a présenté ce cours comme quelque chose de bon. Elle a dit : « Quand on sait, on accepte. Quand on ne sait pas, on se méfie ». Je crois que c'est plutôt le contraire ; plus j'en sais, plus je me méfie. Elle a rendu le cours obligatoire, donc, les parents ont perdu le droit d'exercer un choix fondamental pour l'éducation de leurs enfants. Que les mathématiques, le français ou la géographie soient obligatoires, ça ne dérange pas grand monde. Par contre, lorsqu'il s'agit de morale, d'éthique ou de religion, beaucoup de parents sont contre le fait que l'État enseigne des choses contraires aux valeurs et croyances qu'ils ont inculquées à leurs enfants.

Dialogue

On essaye de nous vendre ce cours en le présentant dans son habit du dimanche. Il est censé promouvoir des valeurs comme l'acceptation, l'ouverture et le dialogue, ce qui sous-entend que cela est un manque de la part des parents. D'ailleurs, pour ce qui est du dialogue, la ministre Courchesne a dit aux commissions scolaires que toute demande d'exemption devait être systématiquement refusée. Alors, merci pour le dialogue ! On pourrait dire la même chose pour l'ouverture et l'acceptation : son attitude intransigeante nous en dit beaucoup. Le gouvernement prétend que ce cours est neutre. Comment oser nous faire avaler ce mensonge, quand le responsable du cours au ministère de l'Éducation, M. Denis Watters, a déclaré, sur les ondes de Radio Canada, le 24 avril 2008 : « Ce n'est pas un programme neutre, je le dis haut et fort ; ce n'est pas un programme neutre ». Donc, si ce n'est pas neutre, c'est quoi ?

Idéologies

En gros, on fait la promotion subtile de deux idéologies ; le « relativisme » et le « pluralisme ». Le relativisme prétend que tout est relatif, qu'il n'y a rien d'absolu, que chacun a raison à sa manière. Le pluralisme est un peu comme son frère jumeau. Dans le pluralisme, on affirme que toutes les religions sont bonnes, que toutes les opinions sont bonnes, on tolère tout et n'importe quoi pour éviter des conflits. Affirmer que toutes les religions sont bonnes est un non-sens ; une religion enseigne que nous avons une seule vie à vivre, une autre enseigne la réincarnation et plusieurs vies à vivre. L'une des deux est forcément dans l'erreur. Le ministère de l'Éducation prétendait vouloir sortir la religion des écoles et, maintenant, il essaye d'en enseigner sept différentes à nos enfants. En réalité, il les enseigne mal et les banalise pour finir, en bout de piste, par enseigner une religion d'État qui est contraire aux choix de la majorité des parents. N'oublions pas que 80 % des parents se trouvaient confortables dans l'enseignement religieux catholique ou protestant avant cette manigance de cours d'Éthique et Culture religieuse.

Insulte aux croyants

Le philosophe Gérard Lévesque croit que ce cours « jette le discrédit sur les croyances ». Il dit, également : « Ce programme est davantage une injure à l'endroit du fait religieux comme tel et une insulte aux croyants de toutes les confessions ». Avis que je partage. Que penser d'une déclaration du concepteur de ce cours, M. Fernand Ouellet : « Dans le contexte actuel, il ne suffit pas d'éduquer à la reconnaissance et au respect de l'autre, il faut aussi apprendre à ébranler la suffisance identitaire. » Que ce cours serve à ébranler la suffisance identitaire d'enfants de 6-7-8 ans (et plus) me donne des frissons dans le dos. C'est déjà un défi pour la plupart des parents d'inculquer des valeurs à leurs enfants et l'État déclare ouvertement vouloir les détruire ; on croirait se réveiller d'un cauchemar, mais c'est la triste réalité. Ce cours devrait être aboli, car il va créer de la confusion dans l'esprit de jeunes enfants qui n'ont pas la maturité pour peser le pour et le contre de ce qui leur est imposé.

Jacques-André Fortin, Dolbeau-Mistassini